Le mariage juif

Le mariage juif

Comme pour le mariage orthodoxe, le mariage juif est riche en symboles. Cette cérémonie unit un mari et une femme, rappelle leurs obligations l’un envers l’autre mais aussi plus généralement envers le peuple juif. Quelle responsabilité !

Le mariage juif revêt une dimension sacrée. Les festivités durent une semaine, comme celes lors d’un deuil. C’est à la fois une institution légale et un acte sacré. Selon la loi juive, qu’hommes et femmes sont égaux en droit pour le choix du conjoint. Le rabbin veille à ce que les rites soient respectés et conforme à la loi juive.

Selon la tradition, les mariés jeûnent le jour de leur union. Cette journée si particulière est comparable au Yom Kippour, le jour du Pardon. Toutes les fautes antérieures sont pardonnées.

Le marié, c’est à dire le « hatan » échange ses consentements avec la mariée, la « kala ». Les deux personnes doivent être de confession juive. Pour le prouver, le nouveau couple fourni un certificat de mariage religieux de leurs parents, la Ketuba, au rabbin. Si chez les catholiques et les protestants il est possible de se marier avec des personnes d’autres confessions, c’est une chose non-envisageable pour les juifs. Il est impossible s’unir à la synagogue avec une personne non-juive.

Une alternative consiste à se convertir. Mais cette démarche demande beaucoup de temps. À noter que les personnes on-juives peuvent participer à la cérémonie religieuse, mais les hommes doivent pour cela porter la kippa.

Comme le veut la tradition, il est impossible de se marier le samedi jour du shabbat. Autre période délicate pour s’engager : l’Omer.

Sinon il est possible de se marier n’importe quel jour de la semaine.

Le déroulement du mariage juif

Auparavant le mariage juif se déroulait en deux parties : les fiançailles puis le mariage. Désormais ces deux institutions ont été regroupées en une seule et même journée. La cérémonie se déroule sous le dais nuptial, la Houpa. Si chez les catholiques et les protestants ainsi que chez les orthodoxes les époux échangent leurs alliances, dans la tradition juive, c’est le fiancé qui passe la bague à sa future femme et il enfile lui-même la sienne avant de partager un verre de vin.

Une fois cet acte accompli, le rabbin lit l’acte de mariage religieux, la « Ketuba« . Les deux témoins signent ainsi que les mariés. Une fois cette formalité accomplie, le rabbin récite les sept bénédictions avant que les nouveaux époux partage une seconde coupe de vin. La cérémonie se termine par un acte symbolique : le marié brise de son pied droit un verre. Ce geste fait référence à la destruction du temple de Jérusalem et de la précarité du bonheur terrestre.

À noter que la veille de la célébration ma future épouse prends un bain rituel de purification, le « Mikve« .

Toujours en termes de préparatifs, le fiancé lit la Torah durant l’office de shabbat qui précède l’union. Il reçoit la bénédiction puis l’assemblée l’arrose de graines ou de sucreries. Chez les Ashkénazim, cette tradition se nomme « l’aufruf », dérivé d’un mot allemand qui signifie « appel« .

Comme chez les orthodoxes c’est à la famille du marié ou au mari » lui-même de remettre une somme au rabbin pour contribuer aux œuvres de l’Eglise.

La cérémonie est suivie par une fête, placée sous le signe de la convivialité. On y soulève les nouveaux mariés très haut sur leurs chaises et on danse autour d’eux, en agitant un mouchoir que les invités tiennent par le coin.